Découvrez l’œuvre avec cet aperçu, puis retrouvez le texte, les analyses détaillées et la fiche PDF dans Premium. Un mois offert pour lire et comprendre.
- Objet d'étude
- Le théâtre du XVIIe au XXIe siècle
- Parcours
- « Les jeux du cœur et de la parole »
- Voie
- Voies générale et technologique
- Auteur
- Alfred de Musset
- Date
- 1834
Extrait et conditions d’écoute sur la page du livre audio.
Résumé de « On ne badine pas avec l'amour »
On ne badine pas avec l'amour (1834) est une pièce en trois actes d'Alfred de Musset, publiée dans la Revue des Deux Mondes et destinée d'abord à la lecture — elle appartient au « spectacle dans un fauteuil », ce théâtre écrit sans contrainte de scène, et ne sera représentée qu'en 1861. Écrite l'année de la rupture avec George Sand, elle porte le titre d'un proverbe : la pièce entière est la démonstration, d'abord légère puis tragique, de cette maxime.
Un château, deux éducations
Au château du Baron, deux arrivées sont annoncées par le chœur des villageois : Perdican, fils du Baron, revient de Paris couvert de diplômes ; Camille, sa cousine, sort du couvent où elle a été élevée. Le Baron a tout arrangé pour les marier. Mais les retrouvailles tournent court : Camille, froide et guindée, refuse d'embrasser son cousin d'enfance. Les religieuses lui ont appris à se méfier des hommes à travers les confidences de femmes trahies, et elle se destine au voile. Autour des deux jeunes gens s'agitent les « fantoches » : le Baron cérémonieux, le gouverneur Blazius et le curé Bridaine — deux gloutons rivaux —, la sèche Dame Pluche. Perdican, blessé, retrouve avec émotion le village de son enfance et Rosette, la sœur de lait de Camille, jeune paysanne naïve qui l'aime sans le savoir.
Le jeu cruel
Camille accorde enfin un entretien à Perdican, près de la fontaine : scène capitale où elle l'interroge sur ses maîtresses, expose sa peur d'aimer et lui propose un adieu édifiant avant le couvent. Piqué, Perdican lui répond par la plus célèbre tirade de Musset : les hommes et les femmes sont misérables, mais l'union de deux de ces êtres imparfaits est « une chose sainte et sublime » — et mieux vaut souffrir par l'amour que refuser de vivre. Chacun campe sur son orgueil. Lorsque Perdican intercepte une lettre où Camille se vante à une religieuse de l'avoir désespéré, il décide de se venger : il courtise Rosette sous les yeux de Camille, cachée derrière un arbre, lui offre des gages d'amour et promet de l'épouser. Camille riposte en cachant Rosette pendant qu'elle fait avouer à Perdican que cette cour n'était qu'un jeu : la paysanne s'évanouit en découvrant qu'on s'est servi d'elle. Par bravade, Perdican maintient pourtant son projet de mariage avec Rosette.
Le dénouement tragique
Dans la dernière scène, Camille et Perdican, à bout de feintes, se retrouvent dans l'oratoire du château. L'orgueil tombe enfin : ils s'avouent qu'ils s'aiment et s'embrassent. Mais un cri retentit derrière l'autel : Rosette, qui les écoutait, est morte de saisissement. Camille comprend qu'aucun bonheur ne peut se bâtir sur cette mort : « Elle est morte. Adieu, Perdican ! » Le rideau tombe sur cette séparation définitive. Le badinage — jeux de mots, jeux de rôles, jeux d'orgueil — a tué une innocente et perdu les deux amants : le proverbe du titre est démontré, au prix d'un dénouement qui fait basculer la comédie dans le drame romantique.
Vérification de votre accès Premium…
S’entraîner sur « On ne badine pas avec l'amour »
Choisissez un passage étudié en classe. Relisez-le, expliquez son mouvement à voix haute, puis justifiez votre interprétation avec deux détails du texte. Pour l’entretien, préparez une raison personnelle de votre choix d’œuvre et un passage qui l’illustre.
