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- Objet d'étude
- Le roman et le récit
- Parcours
- « Dévoiler les rouages de la société »
- Voie
- Voie générale
- Auteur
- Émile Zola
- Date
- 1882
Pot-Bouille est au programme de la voie générale. En voie technologique, l'œuvre de Zola retenue pour 2026-2027 est Thérèse Raquin.
Programme officiel 2026–2027 · vérifié le 6 septembre 2026.
Résumé de « Pot-Bouille »
Pot-Bouille (1882) est le dixième roman du cycle des Rougon-Macquart. Zola y quitte les mines de Germinal et les halles du Ventre de Paris pour un terrain moins spectaculaire mais tout aussi féroce : un immeuble bourgeois de la rue de Choiseul, à Paris, dont la façade cossue dissimule un grouillement d'adultères, de calculs et de lâchetés. Le titre dit tout : la « pot-bouille », c'est la cuisine ordinaire, mijotée à huis clos — ici, la cuisine morale de la bourgeoisie du Second Empire.
L'arrivée d'Octave Mouret
Octave Mouret, vingt-deux ans, monte de Plassans à Paris pour faire fortune. Il s'installe dans l'immeuble de la rue de Choiseul, propriété de la famille Vabre, et entre comme commis au magasin de nouveautés « Au Bonheur des Dames », tenu par les Hédouin. L'immeuble lui est présenté comme une maison « honnête », habitée par des familles irréprochables : l'architecte Campardon, le conseiller Duveyrier, les rentiers Vabre, les Josserand et le ménage effacé des Pichon.
La chasse aux maris
Chez les Josserand, Mme Josserand mène une guerre épuisante pour marier ses filles sans dot, traînant Berthe et Hortense de salon en salon. Son mari, caissier usé par le travail, subit ses humiliations. À force de manœuvres, Berthe est mariée à Auguste Vabre, le fils aîné du propriétaire, commerçant maussade et migraineux — un mariage de calcul qui tourne vite à l'aigre, faute d'argent versé et d'affection réelle.
Les conquêtes d'Octave
Octave, lui, applique au monde des femmes la même stratégie qu'au commerce. Il échoue auprès de Valérie Vabre, séduit sans passion sa voisine Marie Pichon, jeune femme passive abandonnée à l'ennui, vise un moment Mme Hédouin, sa patronne, qui le repousse. Puis il devient l'amant de Berthe, désormais sa voisine et l'épouse de son associé Auguste. Autour d'eux, tout l'immeuble triche : Duveyrier entretient sa maîtresse Clarisse, Campardon installe sa cousine sous son toit, et les domestiques, dans la cour intérieure, commentent crûment les turpitudes de leurs maîtres.
Le scandale et le retour à l'ordre
La liaison d'Octave et de Berthe est découverte par Auguste. Mais le scandale, un instant menaçant, est étouffé : l'immeuble tient avant tout à sa respectabilité. M. Josserand, écrasé de honte et de dettes promises, meurt à la tâche. Dans une scène d'une dureté restée célèbre, la bonne Adèle accouche seule dans sa chambre froide, sous les toits de cette maison si « morale ». Octave, enfin, épouse Mme Hédouin devenue veuve : l'arriviste a réussi, et Au Bonheur des Dames — le roman suivant — pourra commencer. La façade se referme, intacte ; seule la parole des bonnes, dans la cour, aura dit la vérité de la maison.
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S’entraîner sur « Pot-Bouille »
Choisissez un passage étudié en classe. Relisez-le, expliquez son mouvement à voix haute, puis justifiez votre interprétation avec deux détails du texte. Pour l’entretien, préparez une raison personnelle de votre choix d’œuvre et un passage qui l’illustre.
