Le texte le plus actuel du programme
Écrit vers 1548 par un étudiant d'environ dix-huit ans, le Discours de la servitude volontaire pose une question que quatre siècles n'ont pas usée : pourquoi des millions obéissent-ils à un seul ? La réponse de La Boétie renverse le problème : la tyrannie ne tient pas par la force, elle tient par notre consentement — cessez de servir, et le tyran tombe « de son propre poids ». Le parcours « défendre et entretenir la liberté » invite à lire ce texte comme un programme d'action, pas comme une curiosité historique.
Sujet 1 : « La servitude est-elle vraiment volontaire ? »
Le sujet-titre, presque inévitable. I. Oui, et c'est le scandale du texte : nul n'est contraint d'obéir en masse — « soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres » ; le pouvoir du tyran, ce sont nos propres forces retournées contre nous. II. Mais cette volonté est fabriquée : la coutume (« la première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude »), l'éducation, les divertissements — le peuple naît dans la servitude et la prend pour la nature. III. D'où la vraie thèse : la servitude est un oubli volontaire de la liberté, et le remède est dans la mémoire — se souvenir qu'on est né libre. La dissertation peut s'achever sur la pyramide des « tyranneaux » : chacun est complice parce que chacun domine plus petit que soi.
Sujet 2 : « En quoi le Discours est-il un texte de combat ? »
Sujet sur l'éloquence — le parcours dit « défendre ». I. Un arsenal rhétorique : apostrophes véhémentes (« Pauvres gens misérables, peuples insensés… »), questions oratoires, hyperboles — le texte ne démontre pas seulement, il secoue. II. Les armes de l'exemple : anecdotes antiques, animaux qui meurent de captivité, tyrans grotesques — la culture humaniste mise au service de l'indignation. III. Mais un combat sans appel au sang : La Boétie ne prêche pas le tyrannicide, il prêche la désobéissance — retirer son consentement suffit. C'est ce qui fait du Discours l'ancêtre de la désobéissance civile, de Thoreau à Gandhi.
Sujet 3 : « Défendre la liberté suffit-il, s'il faut aussi l'entretenir ? »
Le sujet-parcours, avec son deuxième verbe souvent négligé. I. Défendre : le texte est une défense de la liberté comme fait de nature — les hommes naissent « tous naturellement libres et compagnons ». II. Entretenir : la liberté se perd par habitude et se conserve par vigilance — l'amitié, dernier mot du texte, est le lieu où elle s'entretient, car « il ne peut y avoir d'amitié là où est la cruauté ». III. L'entretien passe par la culture : lire, se souvenir, se parler — le Discours lui-même, transmis de main en main pendant des siècles, est la preuve de sa propre thèse.
Réviser le texte
Court, dense, éminemment citable : le Discours se relit en une heure et se travaille avec notre fiche complète — résumé du raisonnement étape par étape, parcours, citations. Le texte intégral est gratuit sur Vinteuil, et le reste du programme sur la page bac 2027. Pour organiser votre année, voici le calendrier de révision dès la rentrée.
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