Le déroulé complet du roman de 1839, dicté par Stendhal en cinquante-deux jours. Le texte est disponible en lecture intégrale et en livre audio de 14 heures et 45 minutes.
Ce résumé raconte la fin.
Waterloo
Fabrice del Dongo, cadet d'une famille noble de Lombardie, grandit dans l'adoration de Napoléon. À dix-sept ans, il part le rejoindre.
Il arrive sur le champ de bataille de Waterloo, où il ne comprend rien : de la boue, des cavaliers qui passent, des morts, des soldats qui le prennent pour un espion. Il demande à plusieurs reprises s'il a vraiment assisté à une bataille. Il rentre en Italie sans avoir compris qu'il a vu la fin d'un monde.
La cour de Parme
Sa tante, la duchesse Sanseverina, femme d'une intelligence et d'une énergie considérables, l'installe à Parme. Elle est la maîtresse du comte Mosca, premier ministre du prince, qui gouverne un État minuscule où l'on complote en permanence.
Fabrice, destiné à l'Église sans la moindre vocation, mène une vie de plaisirs. Une querelle amoureuse tourne mal : il tue le comédien Giletti en légitime défense, ce que ses ennemis politiques utilisent aussitôt.
Condamné, il est enfermé dans la tour Farnèse.
La prison
C'est le cœur du livre, et le paradoxe qui le porte : Fabrice y est heureux. De sa fenêtre, il voit chaque jour Clélia Conti, la fille du gouverneur, qui soigne ses oiseaux. Ils communiquent par signes, puis par un alphabet inventé.
La Sanseverina organise une évasion et, pour sauver son neveu, obtient la mort du prince. Clélia, terrifiée à l'idée qu'on empoisonne Fabrice, le convainc de fuir — et fait vœu à la Madone de ne plus jamais le revoir si sa vie est épargnée.
La fin
Fabrice, libre, devient un prédicateur écouté et cherche seulement à revoir Clélia, mariée entre-temps au marquis Crescenzi.
Elle tient son vœu à la lettre : elle accepte de le retrouver, mais uniquement dans l'obscurité, sans jamais le voir. Ils ont un enfant, Sandrino.
L'enfant meurt. Clélia meurt peu après. Fabrice se retire à la chartreuse de Parme, où il meurt en moins d'un an. La Sanseverina, qui a épousé Mosca, meurt aussi.
Le roman se ferme sur trois mots : « To the happy few. »
Pour aller plus loin
Notre analyse de La Chartreuse de Parme et notre page d'écoute, qui revient sur les pages de Waterloo et leur postérité chez Tolstoï.
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