Les Faux-Monnayeurs en livre audio représente 9h15 d'écoute.

De quoi il s'agit

Bernard Profitendieu découvre en fouillant un tiroir qu'il n'est pas le fils de son père. Il quitte la maison le soir même. C'est la première page, et tout le livre part de là.

Suivent une vingtaine de personnages qui se croisent : Olivier, son ami ; Édouard, romancier et oncle d'Olivier, qui tient un journal ; le vieux La Pérouse, professeur de piano dont le petit-fils Boris est mêlé à une bande de lycéens ; et un trafic de fausses pièces qui donne son titre au livre.

Le roman se termine par le suicide d'un enfant devant sa classe, sur un pari, et Gide refuse toute conclusion : la dernière phrase annonce simplement qu'on va faire connaissance avec un nouveau personnage.

Un roman qui se regarde s'écrire

Gide n'a appelé « roman » que ce livre-là, et il l'a construit comme une démonstration : Édouard écrit un roman intitulé Les Faux-Monnayeurs, tient le journal de ses difficultés à l'écrire, et discute de ce qu'un roman devrait être — pendant que le vrai roman se déroule autour de lui.

C'est l'exemple canonique de la mise en abyme, terme que Gide a lui-même emprunté à l'héraldique. Tout le nouveau roman en descend.

Il faut le savoir avant de commencer : le livre n'a pas d'intrigue centrale, change de point de vue sans prévenir, et le narrateur intervient parfois pour commenter ses propres personnages. Ce n'est pas un défaut d'écoute, c'est le programme.

Neuf heures, en restant attentif

Une semaine de trajets, mais ce n'est pas un livre d'écoute distraite — avec vingt personnages et des points de vue qui alternent, mieux vaut des sessions longues que des bouts de trajet.

Notre analyse des Faux-Monnayeurs détaille la structure et les personnages. Les autres titres d'André Gide, dont L'Immoraliste, sont réunis sur sa page.

Les premières minutes s'écoutent gratuitement, sans compte.