Cinq mille kilomètres de Sibérie, un courrier, une jeune fille et un traître. Voici qui est qui. Le texte est disponible en lecture intégrale gratuite et en livre audio, 9h29 d'écoute.
Cette page raconte la fin.
Michel Strogoff
Courrier du tsar, trente ans, né en Sibérie. Il doit porter une lettre à Irkoutsk en traversant un territoire tenu par l'ennemi, sans papiers, sous le nom de Nicolas Korpanoff, marchand.
Sa consigne est absolue : ne se faire reconnaître de personne, jamais. C'est ce qui donne au roman sa scène terrible — face à sa propre mère sur une place de village, il doit nier la connaître pendant qu'on la frappe au knout.
Il est ensuite aveuglé au sabre chauffé à blanc devant elle. Sauf que les larmes qu'il retenait ont formé une pellicule protectrice : il n'a jamais perdu la vue, et personne ne le sait jusqu'à la scène finale, où il tue Ogareff.
Nadia Fédor
Jeune Livonienne qui rejoint son père exilé politique à Irkoutsk. Elle voyage avec Michel en se faisant passer pour sa sœur, puis le guide quand tout le monde le croit aveugle.
C'est un des personnages féminins les plus consistants de Verne : elle porte une bonne partie du voyage, décide, endure, et ce n'est pas une récompense décorative de fin de livre — même s'ils se marient.
Ivan Ogareff
Officier russe dégradé, passé aux Tartares par vengeance personnelle contre le Grand-Duc. Il est le vrai cerveau de l'invasion : il coupe le télégraphe, connaît les défenses, et se fait passer pour Michel Strogoff lui-même afin d'entrer dans Irkoutsk.
Il est ce que Michel aurait pu être avec le talent et sans la loyauté.
Marfa Strogoff
La mère. Elle reconnaît son fils sur la place du village et comprend, à son regard, qu'elle doit se taire. Elle nie l'avoir jamais vu, sous les coups, pour ne pas le perdre.
C'est elle, plus tard, qui pleure devant lui au moment de l'aveuglement — et ce sont ces larmes-là qui le sauvent.
Alcide Jolivet et Harry Blount
Le journaliste français et le correspondant anglais, rivaux de bout en bout, qui se disputent l'accès au télégraphe et finissent par s'entraider. Ils apportent tout l'humour du livre — Jolivet écrit ses dépêches à sa cousine, Blount les siennes en lignes chiffrées — et servent de contrepoint à la gravité du reste.
Féofar-Khan et Sangarre
L'émir de Boukhara mène l'invasion mais reste une figure lointaine et cruelle. Sangarre, bohémienne et complice d'Ogareff, est celle qui perce à jour la véritable identité de Michel — et qui le dénonce.
Pour aller plus loin
Notre analyse de Michel Strogoff revient sur la construction du récit, et la version audio détaille le découpage. Les autres romans de Jules Verne sont sur sa page.
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