Bel-Ami en livre audio représente 9h06 d'écoute.

De quoi il s'agit

Georges Duroy, ancien sous-officier revenu d'Algérie, gagne quinze cents francs par an dans un bureau de chemin de fer et dîne d'une saucisse. Il croise un ancien camarade de régiment devenu journaliste, qui le fait entrer à La Vie Française.

À partir de là, il monte. Non par talent — il est incapable d'écrire son premier article et c'est la femme de son ami qui le rédige — mais parce qu'il comprend vite que tout se joue par les femmes. Madeleine Forestier, qu'il épouse veuve et qui écrit ses papiers. Clotilde de Marelle, qui le finance. Madame Walter, femme du patron, qu'il séduit et humilie. Puis Suzanne, la fille Walter, qu'il enlève pour forcer le mariage.

Le livre se termine sur son mariage à la Madeleine, en pleine gloire, et sur son regard vers le Palais-Bourbon : il pense déjà à la députation. Il n'y a aucune sanction.

Ce qui frappe

C'est un roman sur la presse autant que sur l'arrivisme, et la partie journalistique n'a pas pris une ride : les articles commandés, les campagnes payées, l'expédition coloniale au Maroc montée pour faire monter des titres en Bourse. Maupassant avait travaillé dans ce milieu et réglait des comptes.

Ce qui a choqué en 1885, et qui tient encore, c'est que Duroy gagne. Il n'y a pas de chute, pas de remords, pas de morale — juste une réussite complète obtenue par des moyens dégoûtants, racontée sans commentaire.

Neuf heures

Une semaine de trajets. Le roman est mené par une intrigue linéaire et très dialoguée, sans digression : c'est un des meilleurs formats d'écoute du catalogue, et probablement le Maupassant à conseiller en premier après les nouvelles.

Notre analyse de Bel-Ami revient sur le personnage, et les personnages de Bel-Ami détaille la galerie féminine du roman. Les autres titres de Guy de Maupassant, dont Une vie, sont réunis sur sa page.

Les premières minutes s'écoutent gratuitement, sans compte.